L’ONG ALCRER exhorte à la tolérance, au dialogue et à la cohabitation pacifique des religions

Dans le cadre de l’opération de déguerpissement des occupants du domaine public, le gouvernement a décidé de procéder à l’interdiction de manifestations religieuses dans les espaces publics. Cette décision, dont la mise en œuvre s’est traduite par la fermeture de certains sites traditionnels de rassemblement et de prières, est à l’origine depuis quelques jours de nombreuses controverses et diverses réactions au sein des leaders religieux et de l’opinion publique.
Dans le cadre de sa mission de veille citoyenne sur la gestion des affaires publiques, l’ONG ALCRER suit avec beaucoup d’attention cette situation. Aussi, exprime-t-elle ses vives inquiétudes au sujet notamment de certains propos à polémique et attentatoires à la paix sociale susceptibles d’engendrer et d’entretenir la psychose et les incompréhensions dans les cœurs de nos paisibles citoyens.
En effet, s’il est incontestable que la mesure de libération du domaine public participe de l’embellissement de nos villes dans une perspective d’amélioration du cadre de vie des citoyens. C’est pourquoi, nous recommandons vivement aux pouvoirs publics le recours à une abondante communication avec toutes les parties prenantes au sujet des questions d’intérêts communs en vue de favoriser leur pleine et éclairée adhésion aux initiatives dont elles seront les principales bénéficiaires.
Aussi, en réitérant son appel au dialogue et à la concertation dans les différentes initiatives visant à favoriser un mieux-être pour les populations, l’ONG ALCRER invite les uns et les autres à ne point activer les flammes de la discorde ou de la défiance à des fins politiciennes et opportunistes.
Par ailleurs, elle exhorte le gouvernement à œuvrer davantage pour la cohabitation pacifique des religions et la consolidation de l’unité nationale à travers la fraternité entre les filles et fils des différentes communautés en vue de garantir le développement effectif et harmonieux de notre pays.
Fait à Cotonou, le 31 janvier 2017
Le Directeur exécutif,
Martin ASSOGBA