EVALUATION CITOYENNE DES PROJETS FINANCES PAR L’AMBASSADE DES PAYS-BAS AU BENIN : #PartiCiP_II MOBILISE BENEFICIAIRES, ELUS LOCAUX ET CPC POUR L’EVALUATION CITOYENNE DU PROGRAMME ACMA 2

EVALUATION CITOYENNE DES PROJETS FINANCES PAR L’AMBASSADE DES PAYS-BAS AU BENIN : #PartiCiP_II MOBILISE BENEFICIAIRES, ELUS LOCAUX ET CPC POUR L’EVALUATION CITOYENNE DU PROGRAMME ACMA 2

Dans le cadre du Programme PartiCiP II qu’elles mettent en œuvre avec l’appui financier de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin, l’ONG ALCRER et Social Watch Bénin ont organisé, le vendredi 16 octobre 2020 à Bohicon, un atelier d’échanges dans le cadre du suivi citoyens des projets et programmes financés par l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin. Y ont pris part, les responsables du projet ACMA 2, les Cellules de Participation Citoyenne (CPC) ainsi que les bénéficiaires du projet évalué.
Au nombre des partenaires principaux partenaires de l’ONG ALCRER et Social Watch Bénin, l’ambassade des Pays-Bas fait partie de ceux qui financent le plus les secteurs des services sociaux de base comme l’eau, l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire. Cependant, la mise en œuvre de ses projets présente souvent des irrégularités dues entre autres à la non implication des citoyens (bénéficiaires et parties prenantes au niveau local). Le célèbre cas du scandale PPEA II illustre cet état de chose.
Ce genre de problèmes de performance des dépenses publiques se posent de plus en plus et appellent les organisations de la société civile intervenant dans le domaine de la veille citoyenne comme Social Watch et ALCRER à s’interroger sur la manière dont les ressources, après allocation, sont bien parviennent à leur lieu d’affectation, la manière dont il faut identifier les goulots d’étranglement dans le processus complexe de transformation des ressources en performance des secteurs, la manière dont il faut s’assurer que l’atteinte des objectifs quantitatifs ne cache pas la qualité du service offert et contribue réellement à l’amélioration des conditions de vie des populations.
C’est pour répondre à ces préoccupations que dans le cadre de la mise en œuvre du Programme PartiCiP II par les deux organisations de gouvernance, elles ont prévu Plan d’action 2020 d’assurer le suivi citoyen des projets financés par les Pays-Bas en focalisant leur attention sur le Programme « Action Communale Agricole (ACMA 2).
Aussi, après la d’identification des bénéficiaires qu’elles ont conduite dans les départements bénéficiaires des interventions de ACMA 2 à savoir les Zou-Collines, l’Ouémé-Plateau, l’atelier d’appropriation des outils par les Cellules de Participation Citoyenne (CPC) et Coordination Départementales de PartiCiP II et la collecte des données au niveau des gestionnaires et autres parties prenantes, ALCRER et Social Watch Bénin ont convié les différentes parties prenantes de la mise en œuvre de ACMA 2 que sont les bénéficiaires et élus des communes de mise en œuvre du programme, les superviseurs départementaux ACMA2, les membres de la Coordination du projet, les CPC à un atelier à Bohicon le vendredi 16 octobre dernier.
A en croire le Coordonnateur du programme PartiCiP II, Koami GOUTON, l’objectif global de l’atelier est de contribuer à garantir la performance, la bonne gouvernance et la transparence dans la mise en œuvre des projets (santé, eau et transport rural/sécurité alimentaire) financés par les Pays-Bas au Bénin grâce à un suivi citoyen.
De manière spécifique, il s’agit, selon lui, de veiller à la performance des projets ciblés, contrôler l’utilité et l’existence des réalisations physiques (contrôle de matérialité) et vérifier l’efficacité des services fournis aux bénéficiaires (satisfaction des bénéficiaires).
Au cours de l’atelier, les participants ont échangé sur divers sujets d’intérêt notamment les appréciations des bénéficiaires sur les investissements réalisés, le degré de leur participation aux différentes phases du projet (Information, Consultation, Concertation, co-décision) aux phases de la Formulation, l’Exécution, et du Suivi-évaluation, la connaissance des cas de malversation ou des plaintes dans le cadre de l’exécution du projet, les impressions sur l’avancement du projet (bonnes, mitigées, pas bonnes avec justification), les besoins réels des populations satisfaits par le projet, l’appréciation sur la pratique ou non de compte-rendu sur la mise en œuvre du projet par les gestionnaires (coordonnateur, maitre d’œuvre, etc.) aux populations bénéficiaires.
Quant aux autorités locales, elles ont également donné leurs appréciations sur leur implication dans la maitrise d’ouvrage.
A l’issue de l’atelier, les participants ont élaboré un plan d’actions pour l’amélioration de la mise en œuvre du programme #ACMA 2.